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Journée d’étude “Les Balkans, espaces, sociétés, histoires” – 21 mai 2026

Les Balkans, espaces, sociétés, histoires

Journée d’étude du CETOBaC

21 mai 2026 de 9h30 à 18h
Campus Condorcet, Bâtiment EHESS, Salle A327 (CASE) – 2 cours des Humanités, 93300 Aubervilliers
Les Balkans, espaces, sociétés, histoires

Le CETOBaC organise une journée d’étude dédiée au champs “Balkans” au Campus Condorcet autour des questions des espaces, des sociétés et des histoires.

La journée est organisée par Catherine Horel, Fabio Giomi, Pauline Guéna et Galia Valtchinova.

Programme

Matinée

9h30-12h45

Accueil et introduction : Catherine Horel, Fabio Giomi, Pauline Guéna et Galia Valtchinova

10h30-11h30

1. L’espace yougoslave et post-socialiste, modération Fabio Giomi

  • Tanja Karmzova : Une armée (im)populaire? Le rôle de l’Armée populaire yougoslave dans la dislocation de la Yougoslavie
  • Ana Otašević (à distance) : Le mouvement de la jeunesse Otpor en Serbie (1998-2004) : entre le national et le transnational.
  • Zora Hesová (à distance) : Étudier l’Islam contemporain en Bosnie-Herzégovine: quels enjeux ?
  • Charlotte Villard : Entre contrôle spatial et domination sociale : le système de déportation et relégation en Albanie socialiste (1944-1991).
  • Mehdi Belasri : Consommer la ville privatisée et postconflictuelle : géographie autour de trois centres commerciaux à Sarajevo 

11h45-12h45

2.  Problématiques sociales et culturelles, modération Catherine Horel

  • Aesa Virely : Mettre en maison enfants et personnes âgées. Protection sociale et vulnérabilités liées à l’âge en Yougoslavie socialiste, 1945-1991
  • Julia Nietsch (à distance) : Associations and everyday state formation in Kosovo in the 1990s and 2000s
  • Anne Madelain : Travailler sur la mutation systémique de la décennie 1990 à partir de l’éco-système du livre post-yougoslave
  • Elsa Pinar Kilavuz : Rendre visible, maintenir l’invisible : institutions, culture et culte juifs à Istanbul 
  • Francesco Stuffe : Le rôle des Alpes dans la formation des identités nationales en Autriche et en Slovénie
Après-midi 

14h30-15h30

3. Trajectoires artistiques, modération Catherine Horel

  • Velina Minkoff : Politique et industrie culturelle dans la Bulgarie socialiste. Le cas de la chanson de l’Estrada
  • Nathalie de Kaniv: Le modernisme et l’idée européenne dans le discours artistique des périphéries de l’empire russe
  • Melody Robine : Art contemporain et réappropriation de l’espace urbain en (Ex-)Yougoslavie après 1980. Les cas de Sarajevo et Skopje
  • Juliette Ronsin : Les circulations transnationales entre France et Yougoslavie au prisme des trajectoires de Colette Janković (1898-1981) et Dušan Janković (1894-1950)

15h45-17h

4. Cadres impériaux et post-impériaux, modération Nathalie Clayer

  • Berkay Şen : Fiscalité et mutations sociales en Bosnie ottomane : impact des fermes viagères (mâlikâne) sur la trajectoire d’un État d’Ancien Régime (1695-1793).
  • Olivier Peyronnet : Administrer la preuve : production et légitimation de l’information dans le renseignement austro-hongrois en Bosnie-Herzégovine (1878-1914).
  • Markenc Lorenci (à distance) : Perceptions et tentatives d’émulation : les nationalistes albanais face au nationalisme italien et au fascisme (1919-1927)
  • Igor Tchoukarine (à distance) : Entre la Dalmatie et la Californie, ou l’espace migratoire et mémoriel d’une Adriatique imaginée.
  • Ecaterina Ojoga : Politiques nationales, ethnolinguistiques et territoriales dans l’approche idéologique impériale : l’aire bessarabienne dans le vecteur balkanique. 
  • Dimitra Douskos : Sites, objets et théories: les péripéties de l’entrée de la préhistoire dans le corpus archéologique grec.

17h15 : Visite des fonds Balkans de l’Humathèque animée par Marieva Chalvin.
 

Appel à communications | Journée d’étude des doctorant·e·s du CETOBaC

Imaginaires cartographiques : Espaces et images de l’Europe centrale et orientale, de la Méditerranée orientale, du Caucase et de l’Asie centrale

Mercredi 11 juin 2025
EHESS, Campus Condorcet, 2 Cours des Humanités, Aubervilliers

Les personnes intéressées pourront soumettre leur proposition jusqu’au 30 mars 2025 par courriel à l’adresse suivante :

<jdcetobac2025(at)gmail.com>

Silvina Der-Meguerditchian, “Made in Turkey II,” (detail), 2,40 x 3,40 m. 2005. Courtesy of the artist

Au XXe siècle, l’effondrement d’empires (ottoman, austro-hongrois, russe/soviétique) ou d’États multiethniques (Yougoslavie) a reconfiguré les territoires de l’Europe centrale et orientale, de la Méditerranée orientale, du Caucase et en Asie centrale. Les (re)délimitations de l’espace ont déplacé des communautés, restreint la mobilité et redessiné des régions, de même que leur réseau de communication. Tout au long de l’histoire, la cartographie n’a pas seulement enregistré les ambitions impérialistes et colonialistes, elle a également joué un rôle crucial dans la construction des nations, à mesure que ces régions se re-définissaient. Bien que les cartes suggèrent un régime visuel basé sur l’abstraction, les expériences vécues et les pratiques incarnées des individus et des communautés affectées par la transformation de ces régions ont refaçonné l’espace de manière différente de ses représentations officielles : les routes migratoires établissant un réseau de lieux autrefois non connectés ; les croquis de mémoire des réfugiés sur leurs patries perdues exprimant des imaginaires cartographiques ; les interventions artistiques dans l’espace évoquant la dérive situationniste, une approche expérientielle de l’espace révélant des connexions et des récits cachés au sein du tissu urbain et social. Ces approches incarnées et phénoménologiques constituent un savoir spatial « situé », tel que l’a introduit Donna Haraway dans son essai fondamental « Les savoirs situés » (1988), ayant un impact significatif sur la discipline de la géographie. Le concept de « savoir situé » a influencé les méthodologies des études spatiales, soulignant comment le savoir géographique reflète souvent des cadres coloniaux, nationalistes, patriarcaux ou capitalistes. De même, l’essor d’un « tournant spatial » dans les études consacrées à l’Europe centrale et orientale, à la Méditerranée orientale, au Caucase et en Asie centrale ouvre la voie à une relecture critique des narrations territoriales et identitaires, tout en valorisant de nouvelles approches multi-situées et décentrées. 

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Nathalie CLAYER: Une histoire en travelling de l’Albanie (1920-1939). Avec, au-delà et en-deçà de l’État, Paris, Karthala, 2022 (492 p./33 €)

Une histoire en travelling de l'Albanie (1920-1939). Avec, au-delà et en-deçà de l'État

 

L’État-nation a nationalisé les historiographies. La construction étatique doit-elle pour autant être rejetée en tant qu’objet d’étude ? Non, bien sûr, mais il faut assurément l’aborder autrement. C’est ce que suggère déjà une nouvelle historiographie qui, avec le développement de l’histoire globale, s’attache à élargir la focale. Dans cet ouvrage, il s’agit aussi de prendre l’État-nation au sérieux, de l’appréhender comme un espace de sens, de circulations, de contraintes et de possibilités, qui se construit et se remodèle dans le temps, en interaction avec d’autres espaces sociaux et selon des temporalités multiples.

Nathalie Clayer saisit ainsi la formation de l’État albanais dans l’entre-deux-guerres et la transformation de ses espaces sociaux dans un mouvement de travelling. Son objectif n’est pas fixé sur les institutions telles qu’on les observe habituellement, ni sur des trajectoires d’individus qui donneraient à voir l’importance des dynamiques infra- ou transnationales. Sa « caméra » bouge constamment de façon à mieux saisir la complexité des dynamiques.

Une contribution majeure à la question de l’État-nation, un apport érudit à l’histoire albanaise et une proposition audacieuse sur les méthodes narratives de l’histoire.

L’Europe du Sud-Est au prisme spatial. Chantiers de recherche

Nathalie Clayer, directrice d’études de l’EHESS, directrice de recherche au CNRS ( CETOBaC ), Fabio Giomi, chargé de recherche au CNRS (CETOBaC )

Les 4e jeudi du mois de 15 h à 19 h à l’EHESS salle 10, 105 bd Raspail 75006 Paris, du 28 novembre 2019 au 28 mai 2020

Le séminaire aura pour but de présenter et de discuter des recherches en cours sur le Sud-Est européen (Turquie comprise) entre le XIXe et le XXIe siècle, c’est-à-dire de l’époque tardo-impériale au post-communisme. Dans une approche pluridisciplinaire, il s’agira d’aborder des objets variés (mouvements sociaux, fait religieux, développements économiques, relations de genre, etc.) en insistant sur leurs dimensions spatiales. On se concentrera donc sur l’imbrication des lieux et des rapports sociaux qui leur sont associés, c’est-à-dire sur les modalités à travers lesquelles les interactions sociales sont spatialisées. Le programme sera défini en fonction des intérêts scientifiques des participants qui prendront une part active dans l’organisation et l’animation des séances. Celles-ci pourront avoir différents formats : atelier de lecture, présentation des travaux en cours, intervention de collègues extérieurs, etc.

pour plus d’informations : https://enseignements-2019.ehess.fr/2019/ue/2126/