Nature and Territory. From epistemological reflection to methodological approach 21 & 22 May 2026 Istanbul (Turkey). Galatasaray University. Aydın Doğan Amphitheatre & Yıldızhan Yayla Amphitheatre.
In the social sciences, the notions of nature and territory maintain a close yet fundamentally ambivalent relationship. Nature has traditionally been conceived as a pre-existing entity, external to human societies and their institutions, whereas territory is understood as a spatial construct shaped by processes of appropriation, control, governance, and power. This distinction, largely inherited from modern epistemological frameworks, continues to structure ways of thinking about space, the environment, and relations between humans and non-humans.
This EURETES cycle proposes to put this dichotomy to the test by exploring zones of thresholds, friction, and intermediation where nature and territory are co-produced. Drawing on interdisciplinary perspectives, the aim is to interrogate the epistemological frameworks, political dispositifs, and methodological tools through which these categories are constructed, negotiated, and contested. The first day, dedicated to sharing participants’ contributions, is therefore linked to an introduction to cartographic methodological tools (GIS).
The cycle thus invites participants to rethink the boundaries between nature and territory not as fixed lines, but as relational spaces traversed by multiple forms of knowledge, situated practices, and heterogeneous power relations.
21 mai 2026 de 9h30 à 18h Campus Condorcet, Bâtiment EHESS, Salle A327 (CASE) – 2 cours des Humanités, 93300 Aubervilliers
Le CETOBaC organise une journée d’étude dédiée au champs “Balkans” au Campus Condorcet autour des questions des espaces, des sociétés et des histoires.
La journée est organisée par Catherine Horel, Fabio Giomi, Pauline Guéna et Galia Valtchinova.
Programme
Matinée
9h30-12h45
Accueil et introduction : Catherine Horel, Fabio Giomi, Pauline Guéna et Galia Valtchinova
10h30-11h30
1. L’espace yougoslave et post-socialiste, modération Fabio Giomi
Tanja Karmzova : Une armée (im)populaire? Le rôle de l’Armée populaire yougoslave dans la dislocation de la Yougoslavie
Ana Otašević (à distance) : Le mouvement de la jeunesse Otpor en Serbie (1998-2004) : entre le national et le transnational.
Velina Minkoff : Politique et industrie culturelle dans la Bulgarie socialiste. Le cas de la chanson de l’Estrada
Nathalie de Kaniv: Le modernisme et l’idée européenne dans le discours artistique des périphéries de l’empire russe
Melody Robine : Art contemporain et réappropriation de l’espace urbain en (Ex-)Yougoslavie après 1980. Les cas de Sarajevo et Skopje
Juliette Ronsin : Les circulations transnationales entre France et Yougoslavie au prisme des trajectoires de Colette Janković (1898-1981) et Dušan Janković (1894-1950)
15h45-17h
4. Cadres impériaux et post-impériaux, modération Nathalie Clayer
Berkay Şen : Fiscalité et mutations sociales en Bosnie ottomane : impact des fermes viagères (mâlikâne) sur la trajectoire d’un État d’Ancien Régime (1695-1793).
Olivier Peyronnet : Administrer la preuve : production et légitimation de l’information dans le renseignement austro-hongrois en Bosnie-Herzégovine (1878-1914).
Markenc Lorenci (à distance) : Perceptions et tentatives d’émulation : les nationalistes albanais face au nationalisme italien et au fascisme (1919-1927)
Igor Tchoukarine (à distance) : Entre la Dalmatie et la Californie, ou l’espace migratoire et mémoriel d’une Adriatique imaginée.
Ecaterina Ojoga : Politiques nationales, ethnolinguistiques et territoriales dans l’approche idéologique impériale : l’aire bessarabienne dans le vecteur balkanique.
Dimitra Douskos : Sites, objets et théories: les péripéties de l’entrée de la préhistoire dans le corpus archéologique grec.
17h15 : Visite des fonds Balkans de l’Humathèque animée par Marieva Chalvin.
Revue Histoire de l’art | No 99 : La photographie en modèle Un modèle épistémologique et théorique pour l’histoire de l’art, l’archéologie, les sciences
Date limite pour le dépôt des propositions : 15 juin 2026
Coordinateurs : Guillaume Biard (École française d’Athènes), Arianna Esposito (université Bourgogne-Europe) et Dominique de Font-Réaulx (musée du Louvre). Secrétaire de rédaction : Delphine Wanes.
Les synopsis, comprenant une présentation du sujet problématisé (1 page), une bibliographie sommaire sur le sujet et une biographie de l’auteur (500 signes), sont à adresser sous forme de fichier PDF unique par courriel à l’adresse revueredachistoiredelart@gmail.com pour le 15 juin 2026 au plus tard. Les propositions seront étudiées par le comité de rédaction. Les projets retenus feront l’objet d’articles (30 000 signes) à remettre pour le 12 octobre 2026.
Conférence de M. Alexandre Papas dans le cadre des activités du CEOMEP
Mohammad Ali Amir-Moezzi, Directeur du Centre Elahé Omidyar Mir-Djalali d’Études Persanes, Directeur d’études émérite à l’EPHE-PSL a le plaisir de vous inviter à la conférence donnée par Alexandre Papas, Directeur de recherche au CNRS, Directeur d’études cumulant à l’EPHE-PSL et Directeur du Centre d’études ottomanes au Collège de France, le jeudi 7 mai 2026.
L’intervention d’Alexandre Papas portera sur « Un soufisme turco-persan : théories et pratiques naqshbandis ».
Les débats seront animés par Mohammad Ali Amir-Moezzi.
La conférence se déroulera le jeudi 7 mai 2026, à l’Institut National d’Histoire de l’Art, Auditorium Jacqueline Lichtenstein, 2 rue Vivienne,75002 Paris, accueil à partir de 16h30.
ENTREE UNIQUEMENT SUR PRESENTATION D’UNE INVITATION ET SUR LISTE NOMINATIVE
L’Institut d’été est un programme de formation multidisciplinaire portant sur l’histoire, la culture et la mémoire des Juifs d’Europe du Sud-Est et de la Méditerranée orientale à la fin de l’époque moderne et à l’époque contemporaine. Il accueille 10 à 12 étudiants de cycles supérieurs (master avancé et doctorat) originaires de la région et de l’étranger, et issus de diverses disciplines.
Pendant cinq jours, les étudiants exploreront en profondeur les avancées archivistiques, méthodologiques et conceptuelles de ce domaine en pleine expansion, à travers une série de conférences, de séminaires, de tables rondes, d’ateliers d’archivage et de visites guidées. Ils recevront également des commentaires sur leurs travaux en cours, préalablement diffusés. Parmi les intervenants confirmés figurent le professeur Constantine Iordachi (Université d’Europe centrale), le professeur Matthias Lehmann (Université de Cologne), le docteur Devin Naar (Université de Washington), la docteure Nadége Ragaru (Sciences Po Paris), le docteur Paris Papamichos Chronakis (Royal Holloway University of London), la docteure Esther Solomon (Université d’Ioannina) et le docteur Giorgos Antoniou (Université Aristote de Thessalonique).
L’institut d’été se tiendra à Thessalonique, en Grèce, l’une des villes les plus emblématiques de l’histoire juive. Il est organisé par l’Institut de recherche sur l’Holocauste (HRI) de l’Université Royal Holloway de Londres, en collaboration avec le Programme d’études séfarades de l’Université de Washington et la Chaire d’études juives de l’Université Aristote de Thessalonique.
La participation est gratuite. Les organisateurs prendront en charge l’hébergement des participants venant de l’extérieur de la région pour six nuits et un repas par jour.
Ce séminaire se propose de poursuivre la réflexion entamée en 2023-2024 sur les multiples visages des mobilités au sein d’un espace politique fluctuant qu’est l’aire géographique ottomane et post-ottomane de la Méditerranée orientale, autrement dit l’Empire ottoman, notamment ses provinces dites « arabes » (Égypte, Liban, Palestine, Syrie), ainsi que Chypre, la Grèce, Israël et la Turquie. Il s’agit d’États dont les trajectoires politiques comprennent des formes de pouvoir impérial, colonial et national qui se succèdent, se superposent ou coexistent durant presque un siècle. La période qui sera étudiée s’ouvre avec la guerre de Crimée de 1853-1856 et les effets induits sur l’Empire ottoman, notamment l’interventionnisme des empires coloniaux ; elle se termine par la crise de Suez de 1956 qui marque la fin de la présence coloniale au Proche-Orient arabe.
Qu’elles soient liées au négoce ou aux grands travaux d’infrastructure urbaine, qu’elles soient celles d’artistes, d’étudiants ou d’enseignants, de travailleurs, de réfugiés ou d’exilés, les mobilités peuvent être volontaires ou contraintes, organisées ou improvisées. Dans tous les cas, elles subissent les répercussions fortes des transitions politiques que connaît l’espace de la Méditerranée orientale pendant cette période d’un siècle, et ce à de multiples échelles (locale, régionale, nationale, transnationale). Elles en modifient les trajectoires géographiques, sociales, familiales et collectives et fragmentent les espaces et les histoires de vie. Ce sont dès lors les liens et attaches entre individus et lieux qui sont à questionner, comme le rapport entre mobilité et immobilité dans un espace méditerranéen d’abord mais qui en dépasse aussi les frontières.
De l’imaginaire aux vestiges, des vestiges à l’imaginaire : représentations littéraires de la Grèce antique dans sa matérialité (XIVe-XIXe siècle) Colloque de clôture de l’ERC AGRELITA
Dates: 25-26 février 2027
Lieu: École française d’Athènes
Date limite pour le dépôt des propositions: 15 mai 2026
Ce colloque se propose d’explorer les représentations des réalités matérielles de la Grèce antique dans les œuvres littéraires écrites entre le XIVe et le XIXe siècle et d’étudier la manière dont les auteurs se sont forgé des images de la Grèce ancienne à partir de sa matérialité telle qu’ils se l’approprient et l’intègrent dans des textes divers. Son objectif est d’analyser comment la matérialité de la Grèce antique (monuments, édifices, ruines, œuvres d’art, objets, vêtements…) a été imaginée ou reproduite, reconstituée, réinterprétée et à nouveau fantasmée, avant et après les découvertes de vestiges matériels lors de voyages, d’explorations et de fouilles archéologiques. Il porte ainsi sur les alternances et surtout les interactions entre d’une part les constructions de l’imaginaire et de la pensée, et de l’autre les vestiges matériels de la Grèce ancienne découverts au fil des siècles, dont les œuvres proposent des reflets littéraires. Nous envisageons volontairement le corpus des textes littéraires dans son extension la plus large, celle qui prévaut durant la majorité des siècles considérés : romans, poésies, textes historiques, récits de voyage, littérature antiquaire, littérature d’art et d’architecture, traités archéologiques, récits de missions archéologiques, textes didactiques… Il s’agira de croiser les analyses sur des formes d’écriture souvent séparées. L’attention sera portée sur les textes et aussi les images visuelles susceptibles de les accompagner, qui mettent en scène des vestiges matériels associés à la Grèce antique, mais également les pratiques qui leur sont liées (politiques, artistiques, religieuses, funéraires, etc.). Les réalités matérielles que les auteurs figurent relèvent parfois en effet de la seule création de l’imaginaire. Nous pensons ici particulièrement à des textes du xive siècle et du début du xve siècle, mais pas seulement. Elles sont plus souvent le reflet et la réélaboration de realia grecques ou identifiées comme telles : reproduction, transformation, projection de l’imaginaire et/ou de cadres de pensée se mêlent alors. Les auteurs des textes envisagés ont parfois eu un accès direct aux realia grecques qu’ils représentent – des voyageurs, des antiquaires, des archéologues… – et/ou écrivent à partir de sources médiatrices diverses et de leur propre vision de la Grèce. Leur pensée et leur imaginaire ont pu conditionner la représentation et l’interprétation de cette matérialité découverte directement ou indirectement, jusqu’à la réinventer. Quels éléments de la matérialité de la Grèce ancienne intéressent les auteurs au fil des siècles, avec quels modes de figuration et pour quelles finalités ? Comment s’articulent différentes représentations de la matérialité de la Grèce antique d’une époque à l’autre, à une même époque et parfois dans une même œuvre ? Comment la réception de cette matérialité change-t-elle aussi d’un espace culturel à l’autre ? De l’engouement pour la Grèce antique qui se développe à partir du XIVe siècle, jusqu’à la naissance de l’archéologie moderne au XIXe siècle, ce sont toutes ces matérialités fantasmées de la Grèce ancienne dans des textes littéraires que ce colloque souhaite explorer. Il a pour dessein de retracer l’évolution du regard que des auteurs très nombreux ont porté sur les vestiges matériels de la Grèce, et celle de leurs représentations, c’est-à-dire de leurs modes d’appropriation. À ce titre, la remise en contexte des ouvrages étudiés nous paraît essentielle pour mieux appréhender les enjeux (esthétiques, politiques, identitaires, etc.) qui sous-tendent ces représentations.
Les propositions pourront être présentées en français ou en anglais.
Pour assurer une publication avant la fin du projet ERC, nous demandons aux auteurs de nous envoyer leur texte avant le 23 décembre 2026. Des modifications pourront être apportées après le colloque.
Visuel : “Vue du théâtre de Bacchus” in James Stuart et Nicholas Revett, The Antiquities of Athens, Londres, John Haberkorn et John Nichols, 1762-1787, Bibliothèque de l’Institut National d’histoire de l’Art, collections Jacques Doucet, Fol Res 639, vol. 2, ch. 3, p. 29.
Le carnet de l'Association française d'études sur les Balkans / The Blog of the French Association of Balkan Studies