Texte traduit par Mireille Robin et Karine Samardžija.

Au bord d’une route, à la lisière de la forêt, un bar improbable. Une chanteuse, Maca, beauté sur le déclin à la voix rauque, un entraîneur déchu désormais videur, rongé par l’alcool et amoureux de Maca, un ancien toxicomane, un groupe de jeunes filles, parmi lesquelles une enfant, dans un camion arrêté le long de la route, parties pour voir quelque chose, gagner quelque chose, vivre quelque chose, et qui finiront probablement sur un trottoir, quelque part en Europe. Des personnages au bord du monde qui se croisent, s’affrontent et s’ignorent jusqu’au petit matin. Cette pièce courte au cadre restreint, ces personnages et les thèmes abordés, rencontre improbable entre un bus de prostituées en transit et les occupants d’un cabaret en déshérence, laissent entrevoir de solides possibilités de mise en scène. La création de La Forêt qui scintille, en 2009 à l’Atelier 212 de Belgrade, par l’étonnant Tomi Janežić, a été qualifiée de « meilleur spectacle jamais accueilli au BITEF ».

able institution en Turquie, le voisinage a paradoxalement a été peu traité en anthropologie. À partir d’une observation participante de longue durée, complétée par des entretiens et l’utilisation de concepts et outils de l’analyse de réseaux sociaux, l’auteure étudie les relations de voisinage d’un ensemble résidentiel d’Adana pour dégager ce qui en fait la spécificité. Deux questions guident la recherche. Que reste-t-il du mode de sociabilité traditionnel qu’est le voisinage dans le contexte de la modernité turque ? Comment s’organisent les relations des différents habitants entre eux ?
Au terme de ce qu’il est convenu d’appeler la « Question d’Orient », le traité de Berlin du 13 juillet 1878 redéfinit les équilibres entre grandes puissances et dessine la nouvelle carte politique des Balkans. l’Autriche-Hongrie obtient un mandat sur la Bosnie-Herzégovine. L’Empire des Habsbourg annexera le pays quelques années plus tard. C’est dans ce contexte que se situent les voyages d’observation en Bosnie-Herzégovine menés simultanément, an 1879, mais indépendamment l’un de l’autre (ils ne se rencontrèrent qu’une fois), par deux auteurs français aujourd’hui oubliés, un aristocrate érudit, le vicomte Amédée de Caix de Saint-Aymour et un journaliste-géographe, Édouard Marbeau.
En esquissant les différentes perceptions des conflits liés à la question d’Orient, à la veille de la Grande Guerre, dans l’espace médiatique français, cet ouvrage nous informe des pratiques journalistiques, des goûts du public, de l’importance croissante des correspondants dans la médiatisation de la guerre et de l’exigence d’une couverture sensationnelle, directe et omnisciente des évènements. On retrouve des sujets plus que jamais d’actualité, la construction de l’identité nationale, le multiculturalisme, la définition de l’Europe et son action, la laïcité, le racisme, la xénophobie, les représentations de l’Orient-Occident, les questions géopolitiques du Moyen-Orient et des Balkans.

